Le "Sans contact" prend ses marques

Le « sans contact », petit nom de la norme NFC (Nier Field Communication) prend ses marques.
Plusieurs années d’expérimentation, notamment à l’initiative du Pôle de compétitivité de Caen au travers de son projet PEGASUS ont permis de tester cette technologie en situation réelle.

Ainsi, dès 2004, Laser Cofinoga et Orange démarrent une expérimentation à Caen. Initialement prévue pour ne durer que quelques mois, elle s’achevera 2 années plus tard, en octobre 2006. Dernièrement, Crédit Mutuel s’est associé à NRJ Mobile, rapidement rejoint par SFR pour expérimenter sur la ville Strasbourg. Bouygues Télécom n’est pas en reste et pari sur les transports en commun pour le déploiement du sans contact. BT a ainsi débuté deux tests avec la RATP et avec la ville de Grenoble.
Aujourd’hui, les premières étapes de l’industrialisation semblent être franchises. Ainsi, Mastercard a profité du CES en Janvier pour annoncer son offre logicielle btob qui s’appuie sur ses infrastructures techniques et son réseau. Cette semaine Visa sort le même type d’offre tandis qu’Orange dévoile sa roadmap et annonce les premières offres commerciales pour 2008.
Reste qu’ avec la fonction « paiement » du NFC, les modèles économiques sont à bâtir entre les banques, les TelCo, les réseaux VISA/Mastercard. Ces derniers ont lancé leurs offres rapidement. Leurs objectifs étant d’accompagner les banques et leurs clients à migrer sur cette technologie : d’une part en équipant les commerçants de TPE sans contact et d’autre part en équipant les consommateurs de carte « sans contact ». L’idée étant de faire migrer dans un second temps ces cartes « sans contact » sur le mobile. Sur ce point, je vois deux écoles se dessiner. À cette étape, les TelCo entrent doublement enjeu en équipant leurs clients de terminaux mobiles compatibles, i.e hébergeant l’application « paiement » et la technologie NFC.
Première hypothèse, l’application paiement est hébergée sur la carte SIM. Dans ce cas, le TelCo loue à la banque une partie de la mémoire disponible. La carte SIM est ainsi divisée en appartement disponible à la location. C’est donc une nouvelle source de revenues pour le TelCo et sauf à facturer des frais supplémentaires au consommateur, une part du gâteau en moins pour les banques.
Seconde hypothèse, l’application paiement (et consort) est stockée sur une seconde carte mémoire à insérer dans le mobile. Dans ce cas, le mobile NFC devra comporter un emplacement mémoire spécifique.
Sur le marché français, je parie pour la première hypothèse. En effet, les TelCo financent en quasi totalité les mobiles de leurs clients et sont donc les plus gros clients des fabricants. Aussi, j’imagine mal un Nokia aller à l’encontre d’un Orange en proposant des mobiles multi-puces et le privant ainsi de revenus substantiels.