Faut-il passer de l’iPhone 3G à l’iPhone 4 ?

Voilà quelques jours que j’ai reçu l’iPhone 4 et c’est donc sous ce titre racoleur que je vais vous parler de l’iPhone 4. Après avoir lu beaucoup, beaucoup, beaucoup de test sur l’iPhone 4 et ses soucis d’antenne, voici mon ressenti, c’est à dire celui d’un utilisateur d’un iPhone 3G qui passe à la version 4.

80% plus rapide que l’iPhone 3G.

Venant d’un iPhone 3G (et non 3GS), la première chose que l’on ressent, c’est la rapidité. Un benchmark montre que l’iPhone 4 est 37% plus rapide que le 3GS, lui même déjà 54% plus rapide que le 3G.

Cela se traduit par un iPhone 4  réactif avec une navigation fluide. Les écrans bondissent littéralement sous les yeux. Les transitions se font instantanément, il n’y a plus jamais de délai d’attente pour une application qui ne nécessite pas de connexion. Dans le cas des applications nécessitant une connexion à la 3G, la réactivité dépend beaucoup de la disponibilité du réseau 3G. Et il faut dire qu’en centre ville, le réseau d’orange est parfois encombré. A la maison, la connexion Wifi N (qui passe de la norme a/b/g à la norme n) réduit les temps de chargement à peau de chagrin.

Au sujet de problème d’antenne, je constate également une baisse du nombre de barres affichées lorsque je tiens l’iPhone dans la main gauche. En ce qui me concerne, étant droitier, je ne suis pas géner et n’ai pas constater de ralentissement. Lorsque je tape avec les pouces, les mains ne sont pas en contact avec la partie métallique de l’iPhone donc là encore pas de problème. Apple va d’ailleurs faire semblant d’apporter une réponse technique à ce problème.

Écran rétina : 4 fois plus de pixels que l’iPhone 3G.

C’est sans doute la caractéristique la plus impressionnante et la plus appréciable de ce nouvel iPhone 4. L’image est simplement fabuleuse et approche le rendu d’un tirage argentique. Les pixels ont totalement disparus et la lecture n’en est que plus confortable. Alors que j’écris cet article, c’est assez troublant de voir que les pixels sur l’écran de mon MacBook me dérangent alors qu’ils ne m’avaient jamais dérangé jusque là. Avec son écran « Rétina » (au passage qu’elle trouvaille marketing extraordinaire que ce petit nom), Apple a mis la barre très haute. Et on a hâte que ces écrans équipent rapidement toute la gamme de produit Apple.

Photo et Vidéo : 2,5 fois plus de millions de pixels.

L’appareil photo 5M de pixels autofocus est sans comparaison avec le 2M de l’iPhone 3G sans focus. Le déclenchement de « l’obturateur virtuel » est très rapide et la plupart des photos prises à la volée sont nettes. Il arrive parfois que les photos soient légèrement floutées sans que l’on sache exactement pourquoi. La qualité du zoom est bonne sans plus, ça reste un zoom numérique avec les défauts idoines. Du côté de la vidéo, la qualité est à la hauteur de ce qui est annoncé. C’est quand assez bluffant d’avoir en permanence avec soi un camescope HD… Il manque cependant la possibilité de zoomer en mode vidéo.

La caméra en façade, pourtant tant attendu, tient encore du gadget tant que l’utilisation du protocole FaceTime n’a pas atteint sa masse critique. Outre les iPhones, Steve Jobs a dit lors de la keynote que plusieurs produits Apple seront équipé de FaceTime. On peut penser qu’il y aura une mise à jour iChat (le messenger du Mac) et que d’autres applications utiliseront ce protocole.

GPS : encore plus précis et rapide

La géolocalisation par GPS est beaucoup plus rapide que sur le 3G. Je pense que c’est lié l’antenne GPS plus réceptive. En tout cas, la géolocalisation sur Maps se fait quasi instantanément et si le réseau 3G suit, les images Googles Maps apparaissent très rapidement. La précision est encore améliorée, notamment lorsque l’on est en mouvement.

Parallèlement, StreetView est fluide et plus agréable à utiliser que sur les versions précédentes. Les images saccadent moins lorsque l’on navigue.

Autonomie réellement accrue.

Quelle bonheur d’utiliser son téléphone sans avoir à se soucier de la batterie. On a l’impression d’être revenu au temps de la 2G. Bon cela dit, c’est qu’une impression car en fin de soirée, le téléphone réclame sa dose de milliwatt. Enfin, on tient au moins une journée complète en surfant et en utilisant souvent la géolocalisation (Ah, aka-aki et foursquare…).

Gyroscope.

Pas encore eu l’occasion de le tester, j’attends avec impatience une application qui l’exploite au mieux pour tester.

Conclusion.

Si vous avez un iPhone 3G, l’investissment dans un iPhone 4 n’est pas un investissement perdu. C’est le jour et la nuit, rien de moins.

Publié par

Jean-Dimitri

Créateur de goopple.fr , Jean-Dimitri est un passionné des usages digitaux. Responsable Innovation, il intervient également pour l'ISTC et l'IAE de Lille. En savoir plus sur Jean-Dimitri.

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