Quel modèle économique pour iRadio ?

Apple préparerait sa iRadio, mode de distribution de musique en streaming comme le font déjà deezer ou Spotify. .
A l’instar de ces deux acteurs qui fonctionne sur un modèle d’abonnement freemium. Apple semblerait avoir obtenu des accords particuliers et offrant plus de services, quel sera le modèle économique de iRadio ?

A la différence de ces deux acteurs, Apple dispose de sa plateforme de vente de musique iTunes.

iRadio : modèle publicitaire

Dans un modèle publicitaire, Apple imposerait des publicités audio avant ou pendant l’écoute d’un album. Mais Apple n’est pas Google et ce modèle ne lui ressemble pas.
Il est donc peu probable qu’Apple s’appuie sur un tel modèle.

iRadio : modèle abonnement

Apple propose déjà iTunes Match qui repose sur un modèle d’abonnement. Pour 24€99 par an, il est possible de streamer sa musique depuis iTunes sur n’importe quel appareil iOS ou Mac.
Apple pourrait ajouter la fonction iRadio à cet abonnement, ce qui le positionnerait bien en deçà du marché (Spotify ou Deezer propose des abonnements à 120€/an). Surtout, ce modèle jouerait totalement en défaveur de son modèle de vente iTunes.

iRadio : modèle freemium

Dans un modèle freemium, comme chacun sait, une partie de l’offre est en accès gratuit et l’offre complète requiert un achat (abonnement, in-App).
Avec son catalogue iTunes, Apple dispose de tous les ingrédient pour conjuguer gratuité et payant.
Par exemple, Apple pourrait proposer la gratuité de l’écoute des morceaux iTunes à condition d’effectuer périodiquement un achat.
Le prix moyen d’un album avoisinant les 10€, Apple pourrait conditionner iRadio à l’achat d’un album par mois. Dans ce cas, Apple ne remet pas en cause son modèle de vente iTunes et iRadio est juste une extension de la durée de la pré-ecoute.

Dans ce type de modèle, il est probable qu’Apple pousse à l’achat d’un plus grand nombre
d’albums qu’un seul par mois. Pour ce faire, l’offre tarifaire pourrait être marketée différemment. Par exemple, Apple pourrait proposer son modèle freemium sous forme d’un abonnement annuel incluant des albums à télécharger. Par exemple, un abonnement à 149€ par an incluant 15 albums à télécharger.

Un autre modèle freemium serait de consentir à une réduction sur le prix des albums lorsque l’on est abonné à iRadio. Par exemple, iRadio couterait 25€ par an et permettrait d’économiser 20% sur chaque album acheté (soit environ 2€).
Pour Apple et les majors, l’avantage de ce modèle est qu’il est gagnant-gagnant. Les grands consommateurs de musique aurait accès à l’ensemble de l’offre itunes en écoute et paierait leur musique moins cher. Les majors et Apple s’y retrouvent en maintenant la vente d’albums sans favoriser exclusivement la « location ».

Et selon vous, quel sera le modèle économique d’iRadio ?

Test et Avis sur le LarkLife Pro : décevant !

Deux grandes tendances des années à venir sont le « Quantified Self » et les objets connectés. Dans cette mouvance, j’ai testé un LarkLife pendant 1 mois.

Déballage du LarkLife

La boite et le produit font plutôt bonne impression. La boite contient

  • bracelet de jour
  • bracelet de nuit + batterie nuit
  • capteur connectable en bluetooth
  • cable USB de chargement + chargeur.
Contenu Boite Larklife
Le contenu de la boite LarkLife

 

Le cordon de chargement n’est pas standard et il est donc indispensable de ne pas le perdre ou l’abimer. Il se connecte au bracelet (jour ou nuit).

J’ai rencontré une mauvaise surprise car le bracelet de jour refusé de se charger. Merci à Rhawnie du service Support (bien que situé en Californie) qui a été formidable et qui m’a renvoyé en quelques semaines un nouveau bracelet et un nouveau capteur (après que j’ai pu retourner le mien).

Chargement du LarkLife

Le LarkLife s’utilise de jour comme de nuit. Chacun des bracelets contient une batterie qui permet de charger l’un le jour et l’autre la nuit. Une led indique si le bracelet est en cours de charge. Petit inconvénient, la led est assez puissante et personnellement cela m’a gêné la nuit car j’ai placé le cordon près de la table de nuit. (car c’est en me couchant que je change mon bracelet jour et nuit).

Ce système de chargement interchangeable est indispensable car le larklife est très gourmand en énergie. En effet, ce dernier se synchronise en bluethooth à votre smartphone et j’ai trouvé que le processus n’était pas optimisé pour économiser de l’énergie. C’est le premier aspect négatif : le smartphone (pour le test un iPhone 5) et la bracelet se décharge très vite. L’indicateur de charge est mal fichu et il est difficile d’anticiper l’autonomie. Il m’est arrivé plusieurs fois de ne pas être réveillé car le Larklife n’avait plus de batterie pour vibrer !

Problème de connectivité du Larklife

Dans l’absolu, l’idée de ne pas connecté son bracelet pour synchroniser ses données est assez séduisante. Dans la réalité, j’ai été confronté à multiples reprises à des problèmes de connexion. Lorsque cela arrive, l’application préconise de (voire oblige à) réinitialiser le bracelet et la connection bluetooth ou rédémarrer le smartphone. Je ne sais pas si ce probléme est matériel ou logiciel mais en tout cas, il me fait dire que le choix du bluetooth est finalement assez peu judicieux.

Application LarkLife

Pour finir par une note positive tout de même, j’ai trouvé l’application Larklife (gratuite sur l’AppStore) vraiment bien conçu et facile à utiliser. Il est facile d’ajouter manuellement une donnée comme la prise d’un repas ou son humeur. Chaque donnée prend la forme d’un badge illustré.

L’application poussent des alertes lorsque l’on atteint 5000 pas, 10 000 pas, 15 000 pas, etc.

Conclusion

Larklife m’a déçu. Si l’application est plutôt bien conçue, le bracelet est imposant, pas agréable à porter et la synchronisation bluetooth aléatoire. Je ne conseille pas l’achat de ce produit.

Next : iWatch, poignet droit plutôt que poignet gauche.

Depuis quelques temps, la rumeur d’une montre Apple circule. A l’instar de Jean-Louis Gassée, j’ai toujours pensé qu’Apple était un vendeur de hardware. Et en ce sens, je ne crois pas à la sortie d’une iWatch pour afficher l’heure. Sérieusement, qui aurait envie de porter une montre identique à celle de milliers d’autres gars ? En fait, c’est déjà une prouesse qu’Apple ait réussi à imposer autant d’iPhone identique quand on sait qu’il n’y a pas si longtemps, le premier critère de choix d’un smartphone était le factor form pour se démarquer des autres !

En revanche, si je ne crois pas qu’Apple s’occupe de notre poignet gauche pour y coller une montre, je vois bien un joli bracelet pommé sur notre poignet droit. Le « Quantified Self » est une tendance de fond sur laquelle Apple est déjà présent depuis plusieurs années avec son Nike+ et vend déjà de nombreux bracelet de santé sur l’Apple Store.

Business Model

Un bracelet dédié à la santé et au quantified self serait tout à fait à propos dans le modèle économique d’Apple. Il ne s’agit pas pour Apple de créer un appareil pour se substituer à l’iPhone mais bien de proposer des bracelets pour vendre plus d’iPhone, d’iPad, de MacBook Pro.

Autonomie et Finesse.

Les bracelets qui proposent ce type de fonctionnalité sont aujourd’hui assez volumineux et ont une autonomie assez restreinte.

LarkLife - 3mn d'épaisseur et 1.9 cm de largeur
LarkLife – 3mn d’épaisseur et 1.9 cm de largeur

Apple a un véritable savoir-faire dans l’amélioration de l’autonomie (l’iPad tient 30 jours en veille par exemple) et la finesse des produits (les déclinaisons des iPhones en sont une bonne illustration).

Des capteurs. Beaucoup.

Un bracelet de ce type doit être bardé de capteurs. Et là encore Apple a un vrai savoir faire dans la miniaturisation. L’iPhone intègre déjà un gyroscope, un accéléromètre et plusieurs micros. Un bracelet pourra être complété par un pulsomètre, un capteur d’humidité, un capteur d’odeur, etc. Le bracelet communiquera avec l’iPhone ou l’iPad via Bluetooth.

J’ai un doute sur la présence et la nécessité d’un écran sur ce type de bracelet dès lors que celui ci interagit avec votre smartphone. Cependant, on peut imaginer qu’un écran souple oled affiche quelques informations comme le numéro d’appel entrant, le contenu d’un iMessage, la disponibilité de Siri et autres widgets.

Et vous, quel iWatch imaginez-vous ?

 

La revanche des fabricants sur les distributeurs ?

Apple Store, Samsung Store, Windows Store, les fabricants ouvrent de plus en plus de point de vente tandis que les magasins spécialisés ferment les leurs. Sommes nous en train d’assister à la revanche des fabricants sur les distributeurs ?

En France, ce sont pas moins de 22 Apple Store qui sont programmés dans les plus grandes villes de France dont l’Apple Store Lille Opéra. Déjà très présent en Asie et aux Etats Unis, le 1er décembre dernier, Samsung ouvrait son premier Samsung Mobile Store en France. Microsoft n’est pas en reste et prévoit l’ouverture d’une quarantaine de points de vente en 2013.

A l’inverse, les magasins spécialisés ferment les uns après les autres. Après Surcouf, Game, Virgin est sur la mauvaise pente.  Les opérateurs sont également concernés par cette problématique et se concentrent désormais sur quelques grosses boutiques afin de faire face à la nouvelle donne (15% du marché qui se dotent d’un forfait sans mobile).

Ainsi, les marges arrières et les paiement à 90j fin de mois des fournisseurs auront sans aucun doute inciter les fabricants à revoir leur stratégie de distributions pour maintenir leur marge.

Apple Store – Source Wikipédia

Red, Sosh, B-and-You font-ils du bien à Free Mobile en s’alignant ?

Régulièrement les 3 opérateurs historiques, à travers leur marque low-cost (Sosh,Red ou B-and-You) tentent de s’aligner sur l’offre Free Mobile. Je pense que ces alignements tarifaires sont in fine bénéfiques pour Free.

Pourquoi retourner chez un opérateur historique.

Qui sont ces clients qui sont prêts à retourner sur le réseau d’un opérateur historique ? De toutes évidences, il s’agit de clients déçus par la qualité de réseau de Free. Et les plus déçus sont aussi les plus gros consommateurs de data ou d’appels. Mécaniquement, ce phénomène produit un premier effet bénéfique pour Free car cela libère le réseau Free des gros consommateurs de data

Cas du forfait RED SFR.

Prenons le cas de  qui propose son forfait à 19€90 incluant la H+. Ce forfait s’aligne et va même un peu au delà de l’offre Free sur la data puisqu’il propose des débits jusqu’à 42Mb/s. En revanche, l’option Messagerie Vocale Visuel est facturée 2€ par mois et le nombre de pays inclus est 40 (vs 50 pour Free Mobile). Si l’on ajoute que le réseau SFR est sensiblement meilleur que le réseau Free (encore en construction), on peut prétendre que l’offre SFR Red tient la route et qu’elle risque de détourner des clients de Free Mobile.

De mon point vue, le  RED à 19€90 par mois (voire 21€90 avec l’option messagerie vocale visuelle) attire les clients les moins rentables pour Free, c’est à dire ceux qui payent 19€90 par mois chez Free et qui souhaitent un réseau de meilleur qualité.

En revanche, les clients Free à 15€99 n’iront pas chez SFR. L’écart de prix est trop important. Or, il est fort probable que Free gagne plus d’argent avec ses abonnées Freebox Révolution qui paient 15€99 par mois qu’avec les non abonnées Freebox.

15€99 plus rentable que 19€99.

Mais comment peut-on gagner plus d’argent en touchant moins ? Cela tient en deux points.

Le premier point est qu’au prétexte de sa nouvelle FreeBox et des appels vers les mobiles inclus, Free a augmenté de 5€99 ses forfaits Freebox. En faisant cela, Free a anticipé la baisse de 4€ pour le Forfait Free Mobile (de 19€99 à 15€99 pour les abonnés freebox). Or, si les appels vers le mobile sont inclus depuis le fixe ET le mobile, les appels que l’utilisateur passe se font depuis le fixe OU le mobile. Autrement dit, le volume d’appels n’augmentent pas, il est juste transféré d’un support fixe à un support mobile. C’est sans doute la raison pour laquelle l’offre est réservée à un seul forfait par foyer.

Le second point concerne la data. Là encore le principe est le même. Si l’abonné Free ADSL et Mobile surfe depuis chez lui, il est connecté au réseau Free en wifi (soit via une connexion manuelle, soit via le réseau Free Wifi avec le protocole EAP-SIM). Il ne consomme pour autant pas deux fois plus de data. Il passe juste par des réseaux différents. Donc un abonnée Free Mobile ayant une Freebox ne coûtent quasiment rien à Free dès lors qu’il est connecté chez lui.

Modèles économiques différents

Free n’est pas une marque low-cost mais un cost-killer. C’est très différent.

Dans le cas d’une marque low-cost, l’opérateur crée une marque low-cost sans rogner sur ses coûts. Les marques low-cost des opérateurs acquièrent des clients peu rentables en rognant sur leur marge sans remettre en question leur modèle économique en profondeur, notamment les frais fixes inhérents à la conception même de leur réseau (et pour cause, ils vendent le même réseau avec leur marque « haut de gamme »).

Dans le cas du cost killer, ce n’est pas la marque qui est low-cost mais le coût d’exploitation. Free a ainsi mis en place un modèle économique rentable construit sur une offre quadriple-play sans engagement et sur un coeur de réseau unique, commun au fixe et au mobile. Par ailleurs, Free bénéficie des dernières innovations en matière d’équipement, notamment la miniaturisation des antennes qui facilitent grandement leurs installations, réduisant ainsi le coût.

Alors à la question de Red, Sosh, B-and-You font-ils du bien à Free Mobile en proposant des offres tarifaires à prix équivalent, ma réponse est oui. Car ces offres low-cost incitent les clients les moins rentables à quitter Free pour laisser place aux clients les plus rentables. Et vous qu’en pensez-vous ?

Nouveau design pour Mac4ever ! Nouvelle adresse pour Mac Génération !

Une fois n’est pas coutume, deux informations concernant deux sites francophones majeurs de l’actualité Apple : Mac4ever et Mac Génération.

La première information, c’est Mac4ever vient de mettre en ligne sa nouvelle version de site qui a nécessité plusieurs mois de travail car il a fallu réécrire tout le code.

La seconde information concerne MacGénération qui a changé son nom de domaine en macg.co. Cela date un peu, mais j’avais envie d’en parler humblement par solidarité pour l’équipe Mac Génération.

 

 

iOS dans OS X Moutain Lion : Siri, le grand absent

Apple a annoncé (presque) en catimini la sortie du prochain OS Mountain Lion pour cet été. Si j’avais bien anticipé qu’Apple continuerai sa route vers la fusion d’ iOS et de OS X, je n’avais imaginé que cela viendrait si tôt. Cela dit, parmi les 10 fonctionnalités issues d’iOS (iCloud, Messages, Rappels, Notes, Centre de Notification, Partage, Twitter, Game Center, AirPlay Mirroir et Gate Keeper ), il manque à OS Mountain Lion la dernière fonction phare d’iOS : Siri. Aussi, on est en droit de se poser la question…

Pourquoi pas de Siri dans OS X Mountain Lion ?

Rappelons le, Siri est encore en version béta. Aussi, il se peut qu’Apple n’ait pas souhaiter inclure la béta (publique) « Siri » dans la version béta de OS X Moutain Lion (réservée elle aux développeurs).

L’autre raison est peut-être liée à l’idée qu’Apple veut réserver la seconde implémentation de Siri à sa future innovation produit iTV. En effet, les conditions d’utilisations d’un PC (environnement, multi-utilisateurs) étant plus proche d’une TV que d’un mobile, l’implémentation de Siri dans la béta OS X Mountain Lion pourrait révéler des secrets qu’Apple souhaite préserver pour le moment…

Mais au fait…

Marier Siri et  OS X fait-il sens ?

J’avoue être partagé sur cette question. L’aspect « reconnaissance vocale » me semble intéressante, l’aspect « assistant » me semble plus a priori plus gadget, quoi que…

Reconnaissance vocale. Introduire la reconnaissance vocale dans OS X me semble être assez logique, ne serai-ce que sur le plan de l’accessibilité. Siri simplifierai l’utilisation de l’ordinateur à une personne handicapée physique.

De même, la saisie de texte pourrait être facilitée à l’instar de ce que font les solutions logicielles existantes (et vendues très cher). Il est d’ailleurs entendu qu’Apple devra nécessairement (si ce n’est fait) renégocier un accord de licence avec Nuance qui est un acteur important avec sa solution Dragon Dictation.

Assistant. A priori, l’Assistant Siri peut paraitre un peu superflux. Pour autant, il y a là un enjeu stratégique pour Apple. En effet, Eric Schmidt a dit qu’il voyait en Siri un concurrent potentiel important à Google. Et de fait, s’il suffit de demander à Siri « Je cherche une paire de chaussure noire » pour se voir proposer les sites qui en propose, Google pourrait perdre quelques part de marché sur les plateformes OS X.

Sur le plan de l’expérience utilisateur chère à Apple, il peut être intéressant de pouvoir répondre par oral à une notification sans quitter l’application sur laquelle on travaille. A l’instar de l’iPhone 4S, on pourrait par exemple répondre à un iMessage sans quitter son traitement texte ou son navigateur. Avec un OS qui propose de plus en plus d’application en mode plein écran, cela prend tout son sens…

 

Next : iOS multi-utilisateurs ?

A l’inverse de l’iPhone, l’iPad est un appareil qui se prête bien à un usage multi-utilisateurs. Aussi, je pense que le prochain défi concernant iOS est la gestion du multi-utilisateurs.

La problématique du multi-utilisateurs est de gérer à la fois de maitriser la reconnaissance faciale et le bon moment pour y associer des usages personnalisés.

Reconnaissance Faciale en temps réel.

Dans sa version 4.0, Android propose la reconnaissance faciale pour déverrouiller son téléphone ou sa tablette. La reconnaissance se fait en amont de l’ouverture de la session. Android l’utilise comme moyen d’authentification pour déverrouiller le périphérique. Cette technique est moyennement efficace car elle a pu être trompée par une simple photo.

Apple pourrait de son côté s’appuyer sur la reconnaissance faciale non pas dans le but de déverrouiller et ouvrir une session, mais plutôt pour proposer des usages liés aux habitudes de l’utilisateur de l’iPad. Il n’y aura donc pas besoin de se logger ou d’ouvrir une session mais simplement de prendre l’iPad en main pour le voir s’adapter à son utilisateur. On imagine par exemple que les applications reprendront les paramètres de chacun : favoris et les historiques pour Safari, Album de photos, bonnes données iCloud, etc.

Pour se faire, la reconnaissance faciale doit se faire en temps réel, ce qui relève d’un double défi : contrôler la consommation d’énergie et détecter le changement de visages.

Personnalisation à bon escient.

Le second point concerne la façon dont l’iPad tient compte du contexte dans lequel le changement d’utilisateur a lieu.

Prenons un exemple. Dans un premier cas, Jean-Dimitri prend l’iPad posé sur la table et il utilise Safari, ce sont ses « favoris » qui apparaissent. De même ce seront ses listes de musiques, ses vidéos, ses albums photos, etc.

Dans un second cas, Jean-Dimitri a l’iPad dans les mains. Il regarde un diaporama de ses photos et souhaite le partager avec Arnaud. Naturellement, Jean-Dimitri donne l’iPad à Arnaud. Que doit-il se passer ?  Il est impératif que l’iPad n’interrompe pas le déroulement du diaporama bien qu’il y ait eu un changement d’utilisateur…

Pour répondre à ce point précis, Apple pourrait placer des capteurs qui détecteront si l’iPad passe de main à main.

Bref, si Apple veut apporter une réponse crédible à la problématique multi-utilisateur, il faudra aller plus loin que la simple reconnaissance faciale.

Et vous comment voyez-vous un iOS multi-utilisateurs ?

NeXt : Paiement iPhone, application vs NFC

A l’instar de Google et son Android, Apple et iOS cherche la meilleure façon de proposer une solution de paiement sur son terminal. J’ai longtemps été dans la pensée unique et cru que le NFC serait la solution. J’ai même fanstamé imaginé du NFC dans l’iPhone 4. Ne voyant rien arriver du côté d’Apple et aucun usage décoller autour du NFC d’Android, force est de constater que les choses vont se dérouler autrement. Je me prête donc à nouveau au jeu de l’analyse, au risque de me tromper à nouveau (en même temps, je ne m’appelle pas Gene Munster, c’est donc pas très grave :-)

Pas de NFC mais de plus en plus d’iPhone.

S’il y a un point sur lequel ma position n’a pas changé, c’est que pour imposer un nouveau moyen de paiement, il faut un effet de masse. En effet, pour imposer aux distributeurs d’implementer une nouvelle solution de paiement, il faut qu’il y ait un enjeu fort (du volume donc) et une attente forte de ses clients. Il est donc impératif que la solution que proposera Apple soit utilisable avec un maximum d’appareil iOS en commençant par l’iPhone 4/4S.

Réduire le temps d’attente.

Ce qui met d’accord client et distributeur, c’est qu’attendre pour payer est de moins en moins acceptable. Pour le client c’est du temps de perdu, pour le distributeur ce sont des ventes perdues. Aussi, le coeur de la problématique du paiement c’est de réduire le temps d’attente en caisse.

Pour avoir participer au début des travaux d’ergosum, il est vite apparu que la solution NFC ne fait pas gagner de temps. C’est juste le remplacement d’une technologie (la bande magnétique) par une autre.

En outre, comme de coutume, le client ne change pas ses habitudes pour s’adapter aux nouvelles technologies si celle-ci n’apporte pas un service nouveau. Il est donc nécessaire d’apporter un bénéfice client fort.

Supprimer le passage en caisse.

Ma conviction est que pour gagner du temps en caisse, il ne faut plus passer par la caisse. Et c’est exactement ce qu’Apple a mis en place dans ses propres Apple Store. En effet, les vendeurs sont équipés d’un terminal portatif pour scanner vos articles et encaisser votre paiement.

Récemment Apple a franchi une nouvelle étape avec son système « EasyPay » qui permet de scanner et de payer soit même son achat avec son iPhone, via l’application mobile Apple Store. Le prélévement se fait sur la CB enregistrée dans iTunes.

Les premiers résultats d’EasyPay semble positifs et au delà des attentes.

EasyPay et SDK iOS.

Il est tout à fait envisageable qu’avec EasyPay, Apple fasse la démonstration de la solution de paiement qu’il proposera demain. EasyPay pourrait être intégrer dans le SDK iOS et donner les moyens au commerçant d’intégrer ce moyen de paiement à son système d’information.

Ainsi chaque commerçant pourrait implémenter dans son application mobile la solution EasyPay et proposer à ses clients de payer avec l’iPhone.

Côté avantage pour le commerçant, proposer une expérience de paiement innovante et désengorgeant les caisses, accèder aux 220 millions de clients iTunes avec CB, inciter le client à installer l’application mobile du marchand (et donc fidéliser) et limiter les investissements hardware (dans un lecteur notamment).

Simple sur le papier écran, ceci n’est cependant pas sans limite.Ce type de paiement soit réservé aux achats mono produit (vs un caddie Auchan du début de mois). Il est ensuite probable qu’Apple prenne une petite ;-) commission au passage, réduisant ainsi la marge du commerçant. Les datas du passage en caisse (qui consomme combien, où et quand) sont précieuses pour le marchand qui n’aura peut être pas envi de les partager avec Apple.

Pour le client, l’avantage est clairement de gagner du temps sans passer en caisse et de profiter de tous les services que le commerçant voudra bien ajouter à son application.

 

point de vue : 1 mois avec Mac OS X Lion !

Voilà 1 mois que j’utilise OS X Lion et même si elle n’est pas totalement tranchée, cela m’a donné le temps de me faire une opinion de ce nouvel OS X.

Quelques changements profonds.

Les changements de Mac OS X sont plus profonds qu’il n’y parait et contrairement à Snow Leopard qui ne faisait qu’optimiser Léopard…Lion casse nos habitudes. L’inversement du sens de défilement  en est l’exemple le plus marquant. Lors de la prise en main de OS X Lion, on est immédiatement confronté à cette problématique. S’il existe une option pour rétablir le sens original de défilement, je conseillerai de faire l’effort d’essayer. Après quelques heures d’utilisation, lorsqu’on ne se pose plus la question, l’utilisation devient vraiment naturel et s’avère tout aussi efficace. Au delà, une fois l’habitude prise, cela n’apporte pas beaucoup plus mais j’imagine que cela nous prépare à l’arrivée probable d’un iMac Tactile. La sauvegarde automatique est également déroutante. Là encore, pas facile d’oublier le Pomme Cmd+S d’autant plus qu’à ce jour peu d’applications en bénéficie. Aussi sur la suite CS5 il faut continuer à sauvegarder tandis que ce n’est plus nécessaire sur les applications de la suite iLife ou iWork. Je pense qu’une fois que la grande majorité des applications tireront partie de cette fonctionnalité, la tendance va s’inverser et on pestera contre les applications qui n’utiliseront pas la sauvegarde automatique. SpotLight a été entièrement vu à la fois dans sa technique d’indexation mais surtout dans le rendu des résultats. La fenêtre de résultats propose maintenant d’afficher les résultats triés  par nom, taille, étiquette ou encore date. Dans ce cas, les fichiers s’affichent en mode Coverflow avec une intégration plutôt réussi (pour une fois car jusqu’alors Coverflow intégré au Finder ne m’avait pas vraiment convaincu). Mon opinion est que ces changements, s’ils demandent un temps d’adaptation, sont au final plutôt bien conçus et apportent un réel confort d’utilisation de l’OS.

LaunchPad, gadget peu convaincant.

Mac OS X dispose depuis toujours d’un Dock très efficace. Apple a voulu y ajouter LaunchPad pour lancer facilement n’importe quelles applications installées. Je ne suis personnellement pas convaincu par LaunchPad. LaunchPad manque à mon sens d’intelligence et se contente de présenter sous forme de bouton l’ensemble du dossier Applications. Un raccourci vers le dossier Applications aurait aussi bien fait l’affaire. Par exemple, les applications de type « uninstall » de la suite CS5 ne devraient pas être affichée. Apple aurai également présenter les applications par récense d’utilisation plutôt que par ordre alphabétique ou du moins en laisser la possibilité. Enfin, le déplacement et la création de dossier directement inspirés d’iOS ne se révèlent pas pratique du tout. Il en est de même pour l’auto-correction qui selon moi s’avère plus pénible qu’efficace. Allez cliquer sur la croix quand le mot proposé ne correspond pas faire perdre du temps. Heureusement il est cependant possible d’utiliser la touche « esc » pour continuer la saisie. Ou encore plus radical, désactiver l’option dans les préférences systèmes.

Une bonne surprise : Mission Control.

Depuis Leopard, je suis un grand utilisateur de Spaces et d’Exposé. En le voyant remplacer par Mission Control, j’avais quelques doutes sur les améliorations qu’il était sensé apporter. Ils ont été  levés après quelques heures d’utilisation. A l’inverse de LaunchPad (grrrr), Mission Control reflète toute l’intelligence qu’Apple sait mettre dans un OS. En balayant 3 doigts vers le haut, on bascule très facilement vers Mission Control. La création de « Spaces » supplémentaires se fait en un clin d’oeil soit manuellement en cliquant en haut à droite, soit en basculant une application en mode plein écran. Ainsi, les applications en mode plein écran prennent tout leur sens. En balayant à 3 doigts de gauche à droite, il devient très facile de changer d’applications. Par exemple, iTunes et iPhoto sont dorénavant en permanence en mode plein écran. Mission Control est une vrai réussite. Il devient encore plus facile de changer une application d’un « Space » à l’autre. Apple pourra cependant optimiser Mission Control en permettant par exemple de permuter les « Spaces » pour les ordonner dans l’ordre que l’on souhaite.

Un OS fait pour le Pad.

Je n’ai pas eu l’occasion d’utiliser OS X Lionavec une souris. Cela étant, l’OS semble résolument tourné vers le trackPad. Le tactile est roi dans cet OS. Les gestures proposées par Apple, bien qu’assez intuitive, nécessite un apprentissage puis deviennent très vite des réflexes qui font cruellement défaut lorsqu’on change d’OS. A terme, je ne serai pas étonné de voir apparaitre de nouveaux iMacs avec des écrans tactiles facilement inclinables à l’horizontale.

Plus lent.

C’est LE point négatif de OS X Lion. Là où Snow Leopard faisait gagner 20% de temps, Lion en fait perdre tout autant. Les applications sont plus longues à démarrer. La roue multicolore tourne de plus en plus souvent et pourtant je suis un MacBook Pro 2011. Cela provoque des lenteurs et des ralentissements dans les tâches que l’on exécute vraiment pénible. La mise à jour 10.7.1 n’a pas amélioré grand chose. J’espère que la 10.7.2 corrigera ce problème pénalisant au quotidien.

Conclusion : Expert ou novice, tout le monde si retrouve.

Avec OS X Lion, Apple a réussi à faire un système facilement utilisable par les novices avec les gestures, les applications plein écran, le mode quickview qui permet d’ouvrir et de parcourir encore plus de document sans disposer de l’application ou encore la sauvegarde automatique. Dans le même temps, les experts ou les développeurs trouveront leur compte avec un finder très poussé, un puissant spotlight, un Mission Control très abouti. Bref, OS X Lion dérange et bouleverse les habitudes. Mais in fine, à l’exception des lenteurs vraiment pénible, cet OS est pour moi une réussite. Aussi, si les utilisateurs de Snow Leopard auront un peu de mal au début, les switchers se tournant vers Apple après avoir acheté un iPhone ou un iPad s’y feront très bien.

OS X Lion - Apple®