Apple Watch va réinventer la communication interpersonnelle

Lors de la keynote, Tim Cook a introduit l’Apple Watch en expliquant qu’il s’agissait d’une nouvelle catégorie de produit sur laquelle Apple s’engage pour longtemps. Il a renchérit en disant que l’Apple Watch est le prochain chapitre de l’histoire d’Apple… et je veux bien le croire !

En 2001, Apple a redéfinit le marché des baladeurs avec l’iPod. En 2007, Apple a réinventé le téléphone avec l’iPhone. En 2010, Apple a lancé une nouvelle interface pour travailler (j’insiste !) et se divertir sur Internet avec l’iPad. En 2015, Apple redéfinît le terminal de communication interpersonnelle avec l’Apple Watch.

Dans ma vision, je suis convaincu que l’Apple Watch remplacera progressivement nos iPhone comme l’iPhone a remplacé l’iPod. L’Apple Watch est le prochain terminal de communication interpersonnel. Mais soyons clair, on n’y est pas ! Il reste quatre étapes majeurs à franchir.

Indépendance.

L’Apple Watch est à l’iPhone ce que l’iPod était à l’iTunes, un esclave. L’Apple Watch n’a pas d’accès direct au Cloud.
Apple va devoir améliorer son produit pour le rendre indépendant. L’Apple Watch devra être capable de se connecter directement au Cloud en wifi et/ou en 4G.

Autonomie.

On ne sait rien sur l’autonomie de l’Apple Watch, si ce n’est qu’Apple y travaille encore. Pour moi, Apple doit pouvoir offrir à terme une autonomie de plusieurs jours.

Apple a sans doute beaucoup à proposer en matière de rechargement. Au delà de l’induction avec contact proposée aujourd’hui, Apple pourrait proposé de l’induction en champs proche. Concrètement, un émetteur électrique chargerait notre montre quand on est assis à son bureau par exemple, en gardant son Apple Watch au poignet.

Interface homme-machine.

Il est évident que l’écran ne sera pas l’interface majeure pour communiquer avec la Watch. Si Apple semble vouloir nous faire dessiner pour partager nos émotions, nous n’en sommes pas à rédiger un message et pour cause l’Apple Watch n’a pas de clavier (et heureusement :-). L’interface clé est bien entendu la voix.
Siri progresse continuellement et sa capacité à comprendre ce qu’on lui dicte s’est nettement améliorée. Il reste cependant beaucoup de travail.
Par exemple, si je souhaite envoyer un iMessage, Siri le relit et me demande de confirmer. Et le fait est qu’au stade actuel, cela s’avère encore nécessaire car Siri commet trop d’erreurs.
Quand Siri sera fiable n’aura plus besoin de confirmation, le langage sera réellement naturel et l’on établira un dialogue avec la machine. A ce moment-là, on pourra se passer de clavier et donc de grand écran.

Complémentarité.

Un petit écran ne permet pas tout et il ne s’agit pas de tout faire à partir de sa montre. Si le zoom est une réponse à la petitesse de l’écran, ce n’est pas la panacée.

Apple Watch pourrait se déporter sur les écrans qui entoure envahissent notre quotidien. Dans l’hypothèse d’une Apple Watch indépendante, l’iPhone et l’iPad ne sont que deux types écrans déportés. Il en existe un grand nombre d’autre.  Je suis dans le salon, j’affiche le contenu de mon Apple Watch sur la TV, au bureau sur mon PC, dans la voiture sur mon tableau de bord, dans la cuisine sur le Frigo, etc.

Avec Continuité sur OS X et iOS 8, Apple apporte un début de réponse.

Et vous qu’en pensez-vous

 

 

Avis Apple Watch : séduit mais pas convaincu

Avec sa Watch, Apple a su créer un effet WOW. Pour autant, cette première Apple Watch (vue de loin et sans prise en main) n’est pas exempt de défaut…disons de jeunesse.

Apple Watch me séduit

Un nouveau produit Apple, comme tout autre produit technologique bien conçu (la Moto 360 par exemple) réussit toujours à charmer le geek. Et l’Apple Watch me séduit.

S’inspirer d’une Couronne de montre traditionnelle pour faciliter la navigation est d’une grande élégance et d’une géniale simplicité.

Apple Watch - Couronne

La démonstration de Watch OS – l’OS dédié qu’Apple a à peine évoqué – est également séduisante. L’écran d’accueil par son originalité va créer de nouvelles habitudes qui ne viendront pas se brouiller avec les habitudes d’iOS. En clair, par sa différence, Watch OS n’est pas une version iOS au rabais mais bien un OS spécifique doté d’une ergonomie spécifique.

Apple n’a pas développé une seule Apple Watch. Elle a conçu 2 modèles de tailles différentes dans 3 finitions et 6 types de bracelet. Apple a imaginé une Collection. La personnalisation engendrée est sans doute l’aspect le plus séduisant de l’Apple Watch.

Apple Watch - 1

Apple Watch ne m’a pas convaincu

Si Apple semble avoir attaché comme il se doit beaucoup d’importance au design, la firme de Cupertino a sans doute été confronté a quelques contraintes. Au final, l’écran protégé par du Saphir sur les modèles haut de gamme, les finitions or et acier inoxydable ne compensent par un design assez carré et surtout très épais. La meilleure preuve étant qu’Apple ne parle pas de l’épaisseur de sa Watch…

Cette Apple Watch de première génération est, à l’instar du premier iPhone Edge, un peu épaisse et mastodonte.

Autre « mauvaise surprise », l’écran est parfaitement plat, lui confèrent là encore un aspect gros Lego posé sur un poignet. A défaut d’être rond, j’aurai aimé un écran incurvé qui épouse la forme du poignet.

Apple n’a annoncé aucune spécificité technique et en particulier s’est bien gardé d’évoquer l’autonomie. Est-ce à considérer d’ores et déjà comme un aveu de faiblesse ou comme une volonté de créer un argument commercial pour le lancement ? Car l’Apple Watch ne sera disponible que début 2015. Et l’Apple Watch 2… en 2016 !

 

9.9.2014 : Résumé des annonces de la keynote

Ca y est ! LA fameuse keynote dont Apple et la rumeur nous parlait depuis des mois s’est achevé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas déçu !

iPhone 6 et iPhone 6 plus

iPhone est toujours le smartphone n°1 dans le monde avec 98% de satisfaction. 1,3 millions d’applications sur l’App Store.

iPhone 6 et 6 plus

Comme « prévu », deux iPhones au programme un

  • Coque Alu Anodisé (design est conforme à ce qui a circulait sur le net)
  • Ecran Rétina Display 4,7 pouces et 5,5 pouces.
  • Nouveau type de verre renforcé. (pas de saphir donc)
  • Résolution de 1334 x 750 (soit plus de 38 % de pixels que l’iPhone 5s) et 1920 x 1080 (soit plus de 185 %)
  • épaisseur  6,8 mm (iPhone 6) et 7,1 mm (iPhone 6 Plus). Rapple, l’iPhone 5s mesurait 7,6 mm d’épaisseur.
  • Autonomie : 24H pour l’iPhone Plus, 14H pour l’iPhone 6 3G
  • En mode paysage, l’iPhone présente les données d’une façon proche de l’iPad. Il y a également des raccourcis qui apparaissent de chaque côté du clavier.
  • Apple A8 avec du 64 bits de deuxième génération (c’est mieux que celui de 1ère forcément :-). Deux milliards de transistors gravés à 20 nm, pour un CPU 20 % plus rapide et une puce graphique 50 % plus rapide que l’iPhone 5s. L’iPhone 6 est 50 fois plus rapide que le premier iPhone !
  • Apple M8 processor : Il fait la différence entre la course et le vélo, il détecte l’altitude grâce à son barométre
  • Compatible LTE 4G+ sur 20 bands différentes et Appels en 4G (VoLTE) ou en Wifi
  • Wifi AC
  • Capteur Photo : 8 Mégapixels avec des pixels plus gros (1,5 microns), ouverture f/2.2. Autofocus à détection de phase
  • Vidéos : 1080p en 60 image par seconde et le Slow-Motion atteint 240 image par seconde (Impressionant !)
  • NFC (Cf. Apple Pay ci-après)
  • Le modèle 32Go est supprimé ( comme je l’avais écrit :-P ). iPhone 6 : 16Go : 199$, 299$ en 64Go et 399$ en 128Go avec abonnement 24 mois. iPhone 6 plus : 16Go : 299$, 399$ en 64Go et 499$ en 128Go avec abonnement 24 mois.
  • L’iPhone 6 sortira le 19 septembre, précommandes ce vendredi 12 en France et ailleurs dans le monde :-)

Apple Pay.

Enfin, on y est :-) J’en parlais déjà en 2011. L’ambition est grande : Apple veut remplacer le portefeuille. Chaque jour, il y a 200 millions de transaction aux États-Unis, soit 12 milliards de $ ($$$$$).

Apple Pay s’appuie sur la NFC et Touch ID pour sécuriser la transaction. Pour ajouter une carte, il suffit de la scanner. Les données de transaction ne sont pas stockées du côté d’Apple et les vendeurs n’ont pas  accès à nos codes de sécurité sur la carte.

En cas de vol de l’iPhone,  tous les moyens de paiement sont suspendus via « Find My iPhone » et on peut donc continuer utiliser ses cartes.

Apple a 6 banques partenaires aux Etats-Unis et plusieurs grandes marques (Macy, MacDonald’s, Subway, Staples, Disney  et  Apple Store). Et Europe ?

Apple Watch

C’est par un fameux One More Thing qu’Apple annonce l’ Apple Watch. A l’instar de la mollette iPod, l’Apple Watch utilise une molette classique pour naviguer dans la montre.

Tourner et cliquer, c’est tout. Toute l’interface a été réinventée autour de ces deux actions. Cependant, l’écran est tactile, mais il ne réagit qu’à une seule pression.

Apple Watch est également équipé d’un vibreur et d’un haut-parleur. Saphir à l’avant et à l’arrière. L’Apple Watch sera disponible en deux tailles et trois finitions (dont une en or 18 carats). La montre est assez épaisse…dommage.

  • Apple Watch en acier chromé
  • Apple Watch Sport 66% plus résistante
  • Apple Watch Edition en or 18 carats

Apple s’appuie un processeur S1 « Maison ». L’Apple Watch ne peut pas fonctionner sans iPhone à proximité.

Beaucoup beaucoup de choses pour cette Apple Watch. Le mieux est encore de la découvrir sur le site d’Apple.

Apple Watch est disponible à partir de 349$. Disponible début 2015.

Apple : le « Wearable » décliné sous la marque Beats ?

[Mode On Idée saugrenue] du dimanche matin. Et si Apple déclinait sa gamme d’accessoires « wearable » connectés  sous la marque Beats.

Avantages de la marque Beats

  • La marque Beats est plus visible dans l’univers de la mode que ne l’est la marque Apple.
  • La marque Beats est présente dans l’univers du sport
  • La marque Beats est plus jeune.

Cycle de commercialisation et effet de mode.

L’iWatch est un produit qui entre dans le savoir faire d’Apple : c’est un produit informatique qui s’appuie sur un OS. Le cycle de développement d’un produit informatique est long et s’il est sujet à un effet de mode, son cycle de commercialisation peut se dérouler sur 2 à 3 années.

Il n’en est pas de même dans la mode. La saisonnalité impose un rythme de renouvellement rapide et une collection peut facilement être un loupé. Associé la marque Apple a une collection de vêtements, c’est prendre le risque de dégrader son image, de la ringardiser en une saison !  Maintenant qu’elle est propriétaire de la marque Beats, Apple pourrait l’utiliser pour décliner des vêtements connectés.

Co-Branding

A l’instar du « Designed by Apple in California », on pourrait imaginer « Created by Beats. Connected by Apple ». Chacun aurait son rôle.

Le style, la commercialisation est à la charge de Beats avec ses propres boutiques. Et la connexion est à la charge d’Apple.

[mode off idée saugrenue]

iWatch : compatibilité Android et effet halo ?

iWatch qui sera annoncé prochainement pourra-t-elle être connecté à un device Android ? La question mérite d’être posé. Si cela représenterai une antorse à l’écosystème captif iOS, l’iWatch pourrait également être un excellent produit pour créer un effet halo comme l’iPod par le passé.

Pas de frein technique.

Pour qu’une iWatch puisse être « compatible » avec un device Android, elle se doit de proposer des passerelles entre iOS et Android.

  • iCloud Drive, le gestionnaire de fichier dans iCloud, est accessible sur PC. Apple pourrait faire de même sur Android.
  • Le BLE (Bluetooth Low Energie), (i)Beacon sont des standards ouverts communs aux deux environnements
  •  NFC qui devrait arriver sur l’iPhone 6 et l’iWatch est un protocole ouvert utilisés là encore par les deux environnements.

Nous avons donc 3 technologies qui permettrait de faire communiquer une iWatch avec un smartphone Android.

Compte iTunes et Effet Halo

D’un point de vue marketing, l’iWatch sera sans doute positionné à un prix entre 300$ et 400$. Intrinsèquement, c’est un prix élevé mais pour accéder à un produit Apple, c’est relativement accessible. D’autant qu’une iWatch est faite pour être admirée vue.

Bien sur, pour utiliser son iWatch avec son smartphone Android, point de miracle, il faudra que l’utilisateur crée un compte iTunes, notamment pour accéder à iCloud Drive. Et c’est là que l’effet Halo entre en scène.

On parle d’effet de “halo” lorsqu’un produit d’une entreprise bénéficie à un second. L’image “cool” et de “simplicité d’utilisation” de l’iPod a ainsi contaminé la gamme d’ordinateurs (La stratégie de marque d’Apple, secret de son succès).

L’image « cool » et l’effet wow de l’iWatch pourrait ainsi bénéficier à l’iPhone et à l’iPad.

iWatch doit elle être compatible Android ?

L’iPod et le PC dominait chacun leur marché respectif. En rendant compatible l’iPod avec le monde PC, Apple a gagné des parts de marchés Macs car la firme de Cupertino a su convaincre des utilisateurs PC de la facilité d’utilisation de ses produits.

La situation n’est pas la même aujourd’hui.  iOS avec ses 20% de PdM n’est pas dans la même situation que l’était OS X. Par ailleurs, il ne s’agit plus de convaincre de la simplicité d’iOS, chacun en est convaincu.

Donc, s’il n’existe pas de freins techniques, Apple n’a aucune raison de précipiter la compatibilité de l’iWatch à l’écosystème Android. Cependant, avec la domination croissante du monde Android, et notamment sur la jeune génération, développé une stratégie Halo autour de l’iWatch pourrait avoir du sens sur le moyen terme.

 

 

Apple Keynote : une nouvelle catégorie de produit ?

Le choix du mythique Flint Center dans l’histoire d’Apple, la construction géante près du Flint Center, le décompte sur la page d’accueil du site 5 jours avant la keynote,.. autant d’indices qui semblent indiquer qu’Apple prépare un événement exceptionnel pour ce 9 septembre 2014. A quelle surprise pouvons-nous attendre ?

iPhone et iWatch

L’annonce des iPhone 4″7 et 5″5, tout autant que leur design, leur architecture technique et même l’arrivée de la NFC ne seront pas une surprise. A cette occasion Apple dévoilera la dernière brique de son écosystème de paiement.

L’annonce de l’iWatch semble de moins en moins faire l’objet d’un doute, notamment pour les raisons que j’évoquais précédemment. En revanche, difficile de dire ce qui se cache derrière l’iWatch. Une montre ? Un bracelet ? Les deux ? Plus…

La question de l’indépendance de l’iWatch est une question qui reste ouverte. Autrement dit, l’iWatch peut-elle être utilisée seule…voire se connecter à un device Android ?

Une nouvelle catégorie de produit

…oui bien plus. Je crois qu’à l’instar, des Macs, des iPhone, des iPad, au delà de l’iWatch, c’est une nouvelle catégorie de produit qu’Apple va présenter. Et je  pense qu’il s’agit d’un écosystème complet autour d’accessoires d’habillement. L’arrivée de Angela Ahrendts et Paul Deneuve ne sont pas du au fait du hasard.

Apple va débuter avec une montre, éventuellement un bracelet connecté et ciblera en premier lieu les habits de sport. Selon moi, ce n’est qu’un début, Apple ira à terme jusqu’à développer des bijoux connectés (bague, collier, boucle d’oreille).

Dans ce but, Apple pourrait décrire des spécificités techniques puis mettre à disposition un SDK et un connecteur type « lighning » spécifique aux vêtements. Enfin Apple pourrait proposer sa propre ligne de vêtements, notamment pour amorcer le marché.

 

Comment va-t-on payer avec l’iPhone 6 NFC ?

Les dernières rumeurs autour de l’iPhone 6 et de sa compatibilité NFC vont toutes dans le sens d’un accord entre Apple, Mastercard, Visa et American Express et confirme qu’Apple est entrain de poser la dernière brique à son écosystème de paiement. Concrètement, comment l’utilisateur va-t-il payer ses achats avec son iPhone 6 NFC ?

Avant tout, rappelons nous que :

  • Le paiement sans contact est construit sur l’idée que le rapprochement entre une carte et un terminal de paiement vaut un acte volontaire de paiement. Autrement dit, si je ne souhaite pas payer cet achat avec ma carte, je n’ai aucune raison de poser ma carte sur le terminal de paiement.
  • Les données échangées se font au moment du rapprochement et sur la durée du rapprochement.
  • L’échange ne peut avoir lieu qu’entre un composant NFC Passif (carte) et un actif (terminal de paiement) ou deux élements actifs (un mobile et un terminal). Un élément actif étant nécessairement alimenté électriquement.

La cinématique CB Sans Contact.

Pour payer un achat avec une CB sans contact aujourd’hui, il faut respecter deux conditions :

  • la carte doit être compatible « sans contact »
  • le terminal de paiement doit avoir été mis à jour pour accepter ce mode de paiement

Il existe deux cinématiques  de paiement : authentification faible, authentification forte.

La cinématique « authentification faible » est celle utilisé avec les cartes sans contact. L’utilisateur « pose » sa carte quelques instants sur le terminal de paiement et celui-ci capte les informations de la carte. A partir de ces informations, il interroge le serveur « VISA » (ou MasterCard) qui renvoie une autorisation au commerçant (ou pas :-( ). Cette cinématique est réservé à des transactions de faibles montant (inférieur à 25€ pour MasterCard, 20€ pour Visa).

La cinématique « authentification forte » nécessite de saisir un code pin. Elle concerne toutes les transactions supérieures à un certain montant. Le code PIN étant stocké dans la puce de la carte, elle nécessite d’insérer la carte dans le terminal de paiement. Si le code PIN est valable, le terminal de paiement « reçoit » son accord pour interroger le serveur VISA  (ou Mastercard) et le cas échéant ce dernier renvoie une autorisation de paiement.

Quelle  cinématique iPhone NFC ?

Dans l’hypothèse d’un « transfert » de la CB dans l’iPhone 6, il faudra adapter ce process. A la grande différence d’une carte Sans Contact, un mobile NFC est un composant actif. Concrétement, il est capable d’éméttre un signal NFC mais également d’en recevoir un.

Dès lors, deux cinématiques se dessinent selon la nature de l’authentification nécessaire.

Dans le cas d’une authentification faible (pour un faible montant), l’utilisateur tape une seule fois son mobile sur le terminal de paiement. Ce dernier communique au mobile le montant de la transaction. Le montant est inférieur au seuil de 20/25€, le mobile donne immédiatement l’accord pour interroger le serveur VISA/Mastercard.

Dans le cas d’une authentification forte, l’utilisateur tape une prmeière fois son mobile sur le terminal de paiement. Ce dernier communique au mobile le montant de la transaction. Le montant étant supérieur au seuil de 20/25€, le mobile demande à l’internaute de confirmer son accord en saisissant son code PIN sur le mobile (ou probablement en utilisant Touch ID). Puis l’utilisateur tape son mobile une seconde fois pour transmettre l’accord pour interroger le serveur VISA/Mastercard. Peut être qu’Apple aura réussi à fusionner ses deux étapes en demandant à l’utilisateur de poser son doigt sur TouchID au moment de taper son mobile.

Nécessité d’adapter les terminaux de paiement.

La plus grande complexité réside dans le remplacement physique des terminaux « ancienne génération » par des terminaux compatible NFC. C’est désormais le cas pour la plupart des terminaux. L’adaptation au paiement mobile, réside maintenant dans une mise à jour des firmwares de ces terminaux. Ces derniers étant connecté à Internet, cela ne devrait pas être un réel problème.

En revanche, la question que je me pose à laquelle je n’ai pas la réponse, c’est la nécessité ou pas d’un accord des banques. En effet, la plupart de ces terminaux de paiement sont vendus ou/et loués par la banque du commerçant. Vous avez la réponse ?

Quel nouvel écosystème Apple prépare-t-elle ?

Il ne fait aucun doute qu’Apple va nous parler d’iPhone 6 lors de sa keynote de rentrée et je rejoins la cohorte de rumeur en pensant qu’Apple va également présenter son iWatch.

Depuis toujours Apple invente des produits. Depuis l’iPod et son iTunes, Apple crée des écosystèmes : chaque nouveau produit a désormais son écosystème.

Ecosystème du paiement

Les rumeurs semblent confirmer la présence de la NFC dans le prochain iPhone. Un iPhone 6 compatible « NFC » sera associé un écosystème de paiement.

Une pierre après l’autre, Apple construit son écosystème autour du paiement depuis plusieurs années.

Avec iOS 6, Apple a imaginé PassBook. PassBook est selon moi le coeur du futur écosystème. PassBook est le réceptacle des moyens de paiement (Carte, coupons de réduction, bon d’achats) et des achats dématérialisés (Tickets de cinéma, billet d’avions, etc.).

Avec iOS 7, Apple a ajouté la brique de communication iBeacon qui permet le géomarketing « inside » (à l’intérieur des magasins, centres commerciaux,etc.).

Avec l’iPhone 5s et Touch ID, Apple a ajouté la brique d’Authentification. C’est un élément majeur car il permet d’être certain que l’utilisateur est bien le payeur.

Ainsi, avec l’iPhone 6, Apple se raccroche au standard NFC, passage nécessaire et obligé pour un service MassMarket (j’ai longtemps cru qu’Apple arriverait plus vite avec le NFC ).

Pour parfaire l’ensemble, il ne manque plus qu’un accord entre Apple et un acteur majeur du paiement par carte à savoir MasterCard ou VISA. Une rumeur avait bruissé dans ce sens début Aout 2014, évoquant un accord stratégique entre VISA et Apple. Il est sur que si l’ensemble des clients VISA peuvent du jour au lendemain utiliser leur iPhone pour payer, l’écosystème du paiement mobile, ainsi nourri de l’intérieur va se développer très rapidement.

Ecosystème de la santé.

Apple Keynote WWDC 2014
Apple Keynote WWDC 2014

Apple a pour ambition de mettre de son iWatch au coeur d’un écosystème autour de la santé. Attendu comme le messie et bardé de capteurs, l’iWatch doit pouvoir mesurer en permanence un grand nombre donné autour de la santé (comme la pression sanguine ou le taux d’oxygene).

Difficile à l’heure actuelle de dire ce qu’Apple a réellement dans le collimateur, mais on peut aisément penser qu’il y a un modèle économique à imaginer impliquant Assureurs et milieu médicale.

Je n’ irai pas jusque’ à affirmer que l’iWatch pourrait être subventionné par les Assureurs, mais je ne l’exclus cependant pas totalement. Récemment Apple a interdit via les conditions d’utilisations d’iOS 8 aux Editeurs d’applications de vendre les données de santé. La firme de Cupertino ne leur interdit cependant pas d’en faire usage pour leur propre compte et avec l’autorisation de l’utilisateur. Autrement dit, un assureur pourrait moduler son offre commerciale en fonction des données mesurées par une iWatch. Cela peut sembler choquant mais ce type d’offre existe déjà dans l’automobile (assurances au km, jour/nuit, ville/campagne) . Et après tout, si un individu qui court toutes les semaines a moins de risques de faire un infarctus qu’un autre, pourquoi ne pas lui proposer un produit d’assurance mieux adapté à sa situation ?

 

3 raisons pour Apple de présenter son iWatch avant sa commercialisation

Je rejoins la cohorte de rumeur qui prédit la présentation de l’iWatch lors de la keynote du 9 septembre avec une commercialisation en 2015. Selon moi, 3 raisons poussent Apple à présenter dès à présent son iWatch.

Eviter les fuites.

Dès qu’Apple lancera ses chaines de fabrication, des fuites apparaitront sur le net, comme c’est le cas pour l’iPhone 6 depuis plusieurs mois. Or, il est essentiel pour ne pas dire stratégique pour Apple de garder la totale maitrise de l’annonce de son produit, de ses caractéristiques et de sa vision du marché. Cela permet à Apple de positionner son nouveau produit dans son écosystème, voire d’en créer un nouveau.

Créer une attente.

Le marché des objets connectés se développe rapidement. LG, Samsung et Withings (cocorico) ont tous lancé leur montres connectées. Et c’est sans doute un produit en bonne place sur les listes de cadeaux de fin d’année. En annonçant son produit, Apple pourrait donner un coup de frein et reporter les achats de fin d’année (…au profit de son iPhone 6 ?)

Permettre aux développeurs de travailler.

Il est probable que l’iWatch s’appuie sur le centre de notification d’iOS 8 pour afficher un les informations provenant de l’iPhone ou de l’iPad environnant. Il est aussi probable que l’iWatch supporte ses propres applications. Enfin, l’iWatch sera bardé de capteurs (enfin, on l’espère !) que les développeurs pourront exploiter à loisir via un SKD dédié.

Dans ce contexte, il est donc indispensable que les développeurs puissent avoir le temps d’adapter leurs applications ou d’en développer de nouvelles.

Bref, 3 bonnes raisons pour Apple d’annoncer son produit dès Septembre.

Le délicat positionnement de l’iPhone Air

L’iPhone Air (si c’est ainsi qu’il faut le nommer) avec son écran 5″5 est un produit tout à fait nouveau pour Apple. Mi smartphone, mi tablette, cette phablette est sans doute un ovni et un des rare produits qu’Apple a conçu sous la pression de ces concurrents et du marché. La  question de son prix est sans doute une question très délicate pour Apple.

Les ventes d’iPad semblent s’essouffler et l’iPhone Air que l’on pressent comme la fusion d’un iPad mini et d’un iPhone doit donc trouver sa place entre le prix  de l’iPhone 6S et celui de l’iPad Mini Rétina…délicat !

Je pense que l’iPhone Air sera disponible en 64Go et 128Go.  L’iPad Mini Rétina Display Wifi+ Cellular est disponible en 16Go, 32Go, 64Go et 128Go.

Voilà ce que cela pourrait donner en terme de prix.

Prix en $ iPad Air
Wifi + Cellular
iPad Mini Rétina Display
Wifi + Cellular
iPhone 6 iPhone Air
16Go 629 $ 529 $ 649 $
32Go 729 $ 629 $
64Go 829 $ 729 $ 749 $ 849 $
128Go 929 $ 829 $ 849 $ 949 $

La question est donc de savoir si le consommateur est prêt à payer de 120$ plus cher un iPhone Air qu’un iPad Mini Wifi + Cellular. Et la réponse est très probablement oui pour deux raisons au moins.

La première est le budget consacré par le consommateur reste moindre que l’achat d’une tablette et d’un smartphone. On pourrait ajouter que ce type de produit s’adresse essentiellement au marché professionnel et que le prix affiché n’est pas nécessairement celui payé par l’entreprise (négociation, récupération de la TVA).

La seconde raison est que sur la plupart des marchés, les smartphones sont subventionnés   avec la prise d’un abonnement. Ce qui permet à Apple de communiquer sur un prix subventionné plutôt que sur un prix de vente hors contrat.

Enfin, si la rumeur dit vrai, cette iPhone Air pourrait sortir plus tard dans l’année, voire début d’année 2015. Ce qui laisse à Apple le temps de remanier sa gamme d’iPad en conséquence.

Et vous que pensez-vous ?